Inondation et assurance : Que faire en cas d’inondation ?

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Une inondation n’est pas un simple dégât des eaux. Il s’agit d’un sinistre important. Les conditions de remboursement tout comme la rénovation de l’habitat nécessitent de suivre des règles bien précises.

Pour espérer une indemnisation qui soit valorisée à la hauteur des dégâts que vous avez subis, vous devrez informer votre assurance, réaliser les premières interventions, monter un dossier …. On vous dit tout sur la gestion d’une inondation avec votre assurance.

Informer votre assurance

Votre habitation vient de subir une inondation suite à un orage ou à de fortes pluies, alors contacter dans les plus brefs délais votre assureur. Contacter-le quel que soit le moyen : email, téléphone, Internet, SMS, ….

Une fois informé, votre assureur vous guidera. Il vous indiquera la garantie d’assurance qui couvre cet événement. Aussi, il vous communiquera les modalités pour l’indemnisation.

Également, votre assureur vous confirmera comment déclarer les dommages ainsi que les modalités de déclaration de vos dommages.

Réaliser les premières interventions

Avant même de vous lancer dans de quelconques travaux de rénovation, il est important que vous preniez toutes les mesures nécessaires afin d’éviter l’aggravation des dommages.

Ensuite, il reste conseillé de ne lancer aucun travaux de rénovation sans l’aval de votre assureur.

Les différentes garanties d’assurance

Selon le cas, la prise en charge peut être au titre de :

  • Votre contrat multirisque habitation (section dégât des eaux, événement climatique)
  • La garantie catastrophe naturelle : dans le cas où votre commune est décrétée en état de catastrophe naturelle. Ceci dans les limites et conditions mentionnées dans votre contrat d’assurance souscrit (multirisque habitation, entreprise, automobile…)

Note : Dans le cadre d’une catastrophe naturelle, le délai pour déclarer le sinistre aux assureurs commence à courir à partir de la date de publication de cet arrêté au journal officiel. Vous avez dix jours après la parution de l’arrêté pour faire cette déclaration.

Par contre si aucun arrêté n’est pris, vous serez indemnisé au titre de votre contrat multirisque habitation et dans ce cas le délai est de 5 jours pour déclarer le sinistre.

Il est donc conseillé de ne pas attendre la parution de l’arrêté au journal officiel pour effectuer votre déclaration auprès de l’assurance. En effet, il n’est pas garanti qu’un arrêté stipulant l’état de catastrophe naturelle soit pris. Et dans le cas où celui ci est décrété, le délai avant sa parution est plus ou moins long.

Documents à fournir

En même temps que vous décrirez à votre assureur les dommages subis, fournissez-lui une liste qui reprend chaque objet endommagé, cassé ou « bon à jeter » accompagné de sa valeur.

Pour justifier de l’existence ainsi que la de la valeur de chaque objet, il vous faudra en apporter la preuve. Utiliser pour ce faire : photographies, vidéo, facture, contrats, témoignage…

Indemnisation

Dans le cas de la garantie catastrophe naturelle, l’indemnisation est octroyée dans un délai de trois mois :

  • Une fois que vous aurez transmis à votre assurance la liste des biens affectés et leur valeur.
  • Après la date de publication de l’arrêté si cette date intervient après ces 3 mois.

Une franchise légale reste à la charge de l’assuré. Elle s’élève à :

  • 380 euros pour les biens à usage d’habitation et non professionnels ;
  • 10 % des dommages matériels directs avec un minimum de 1 140 euros pour les biens à usage professionnel. Si la franchise prévue au contrat est supérieure à ces montant, ce sera le montant de la franchise liée au contrat qui sera appliquée.

La Franchise peut être modulée en cas d’incident répétitif dans une commune non dotée d’un PPR (plan de prévention des risque).

Certains frais peuvent être pris en charge dans le cadre de l’indemnisation. Notamment les frais de pompage, les frais de déblaiement, les frais de nettoyage, ….

Tous les dommages inhérents à l’inondation, toutes les conséquences liées à cet excès d’humidité sont garanties.

Par contre le terrain, la clôture, le chalet et les plantations sont généralement exclus de la prise en charge : la garantie ne couvre que les biens pour lesquels vous êtes assurés.

Passage d’un expert

Il est possible que votre assureur souhaite réaliser une expertise. Celle-ci sera à ses frais et réalisé par un expert professionnel. L’expert déterminera la valorisation des dommages en accord avec vous.

Il vous est également possible de vous faire accompagner par un expert de votre choix. Dans ce cas, le cout sera à votre charge. Cette situation est plus commune lorsque les dégâts sont très importants.

Procéder à la rénovation de l’habitat

Une fois que votre habitation sera vidée de tout résidu d’eau, vidée du mobilier gorgé d’humidité, les cloisons non récupérables évacuées, les plinthes gonflées jetées… vous pourrez procéder à la rénovation de votre habitation. Mais attention à vous assurer que votre habitation soit sèche : l’air ambiant doit être sec tout comme vos murs. Autrement, vous risquez de rencontrer de nouveaux désagréments une fois la rénovation réalisée : moisissures qui réapparaissent, mauvaises odeurs, papier peint qui se décolle, développement de la mérule….

Ventiler votre logement, utiliser les déshumidificateurs d’air pour accélérer le processus.

Pour vos murs, installer des assécheurs de murs humide afin d’évacuer l’humidité incrustée en profondeur… Toute mesure permettant d’assécher votre habitation est bonne à mettre en œuvre. Par contre soyez vigilent avec l’utilisation du chauffage qui asséchera vos murs en superficie et pourrait dégrader enduit, joint et matériau. Découvrez comment rénover une habitation après une inondation.

Note : retrouvez de nombreux conseil sur le site de la Fédération Française de l’Assurance.

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